Analyses

Des analyses de la géopolitique énergétique mondiale

Bilans

Les grandes lignes des choix de mix énergétiques à travers le monde

Explications

Tous les chiffres, les faits importants pour bien comprendre

Les politiques énergétiques de la Thaïlande

La Thaïlande, pays du Sud-Est asiatique, qui portait autrefois le nom de Royaume de Siam, est bordée, de part et d'autre de ses frontières, par la Birmanie, la Malaisie, le Cambodge et le Laos. Le pays, après avoir connu une situation trouble, qui s'inscrit dans les pages sombres de son histoire, est aujourd'hui l'objet d'une relative stabilité, aussi bien sur son aspect politique qu'économique. Depuis 1985, son développement économique, notamment industriel, est clairement amorcé. Un développement qui nécessite un important réseau énergétique pour le porter. Pour ce faire, le pays articule sa politique énergétique autour de trois axes principaux.

 

Premier axe: importation massive des ressources énergétiques

 

En 2014, l'Agence Internationale de l’Énergie (AIE) a rendu public un rapport portant sur l'état du commerce thaïlandais de l'énergie. De ce document, il ressort que la barre des importations d'électricité (1,05 MTEP (Millions de Tonnes d’Énergie Primaire), du pétrole (48,95 MTEP ) et du gaz naturel (13,41 MTEP) est très haute. Elle se situe largement en dessus du niveau d'exportation de ces mêmes produits: électricité (0,14 MTEP); pétrole (12,01 MTEP) et gaz naturel (0,01 MTEP). Ces statistiques laissent transparaître deux principales réalités:

 

1. La politique énergétique de la Thaïlande fait montre d'une grande inclination à l'endroit des énergies fossiles. Elle se fait au détriment des énergies renouvelables. En d'autres termes, le pétrole, le gaz naturel et le charbon constituent les principales bases sur lesquelles repose l'énergie qui a toutes les faveurs du pays. Or, leur combustion engendre les substances nocives à l'environnement, notamment le carbone et l'hydrogène. De plus, les fossiles, que cette énergie met en scène, ne sont pas inépuisables. Leur reconstitution n'est effective qu'après plusieurs millions d'années, au terme d'une transformation progressive des matières organiques; d'où leur opposition aux énergies renouvelables, qui sont inépuisables.

 

2. La balance commerciale internationale de la Thaïlande, vis-à-vis des ressources énergétiques, est déficitaire: plus de 75 % des produits de ce secteur émane de l'extérieur. Cette tendance est toutefois à relativiser, au regard de la forte capacité d'exportation du pays. Les produits pétroliers raffinés, à valeur ajoutée importante, font l'objet de l'essentiel de ces exportations. Il faut y voir la traduction d'une certaine habileté, relativement à l’ingénierie énergétique, gage d'une indépendance énergétique très probable.

 

Deuxième axe: le développement des partenariats fructueux, avec pour ligne de mire le contrôle de l'ingénierie énergétique

 

En Thaïlande, comme ailleurs dans le monde, les problématiques énergétiques sont au cœur de l'économie, et dictent les politiques publiques. Pour étayer cette assertion, faisons appel aux statistiques édictées par l'AIE, concernant le niveau de consommation énergétique du pays: ménages (16,2%); manufactures (40,2%); transports (31%); production des services (7,5%) activités agropastorales (5,4%). Il en ressort une consommation totale de plus de 70 MTEP.

 

Dans la mouvance de l'établissement des partenariats, le russe Rosatom se pose comme le principal allié du pays dans la construction sur place des centrales nucléaires. Dans cette même fin, l’Electricity Generating Authority of Thaïland (EGAT) a officialisé un partenariat avec le Japon, la Chine et la Corée du Sud. A l'horizon 2036, 5% de l'énergie électrique devrait être produite à partir du nucléaire.

 

Troisième axe: la minimisation de la dépendance aux énergies fossiles et des importations énergétiques

 

La Thaïlande jouit d'un positionnement géographique qui se révèle comme un atout pour la production de sa propre énergie. Sa situation, sur la bande tropicale, la met de plain-pied sous les rayons solaires, une source d’énergies renouvelables et d'une importance capitale. Au regard de sa forte tendance agricole, le bioéthanol, substance susceptible d'être générée par la canne à sucre, peut également faire office de ressource pour la production de l'énergie électrique. Le FMI (fond monétaire international) et ses universitaires le lui recommandent. Ces mesures, qui font la part belle aux énergies renouvelables, dopent sa politique énergétique, et constituent une réponse au problème du ravitaillement par l'extérieur.

Pour approfondir le sujet: https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_en_Tha%C3%AFlande

 

 

 

© 2017 jedd.fr All rights reserved.

 

Nous contacter